Lamine Senghor – 1889-1927

Lamine Senghor - 1889-1927 Lamine Senghor, né le 15 septembre 1889 à Joal (Sénégal), est un militant politique sénégalais.

 Il n’a pas de lien de parenté avec le président Léopold Sédar Senghor, malgré plusieurs similitudes dans leurs parcours (origine sérère, naissance à Joal, promotion de la négritude, séjour en France).Né en 1889 à Joal (Sénégal) Lamine Senghor fut d’abord employé comme « boy » à Dakar puis travailla pour la maison bordelaise Maurel et Prom (entreprise d’import-export impliquée dans l’esclavage à l’origine, aujourd’hui spécialisée dans exploitation du gaz et du pétrole en Afrique).

 

Ancien tirailleur sénégalais, il fut envoyé au front pendant la Première Guerre mondiale (14-18). Après la guerre, il resta en France et participa activement aux combats des coloniaux en France et milita au Parti communiste français (PCF) mais il prit vite ses distances avec le parti.

 

En février 1927, Lamine Senghor participa au Congrès constitutif de la « Ligue contre l’impérialisme et l’oppression coloniale », organisé à Bruxelles par Willi Munzenberg, l’un des responsables de l’Internationale communiste.

 

Il y siègea aux côtés de J. T. Gumede (ANC/Afrique du Sud), Nehru (Congrès Pan-indien), de Song Qingling (veuve du nationaliste chinois Sun Yat Sen), de Hafiz Ramadan Bey (Égypte) et de personnalités telles que Henri Barbusse ou Albert Einstein. Lamine Senghor y prononça un discours fort remarqué.

 

Lamine Senghor connut un certain nombre de divergences avec la direction du PCF, marquée déjà à l’époque par le national chauvinisme et le paternalisme à l’égard des coloniaux.

 

Mobilisé en 1915, il combattit dans les rangs des tirailleurs sénégalais et fut sérieusement blessé et gazé.

 

Démobilisé et renvoyé avec la croix de Guerre comme invalide de guerre au Sénégal, il revint en France en 1921 et fut embauché dans l’administration des postes et télécommunications du Var.

 

Muté dans le 19e arrondissement de Paris, il s’installa rue Myrrha, dans le 18e (quartier de la Goutte-d’Or).
En 1925, alors qu’il était membre de l’union inter-coloniale, organisation formée en 1921, le parti, dont il espérait le soutien, lui avait demandé de payer son voyage pour se rendre au congrès des communistes américains de Chicago et lui avait fait savoir que ‘il ne pouvait pas payer, il n’avait qu’à travailler sur le bateau ou s’embarquer en clandestin.

 

Cette attitude provoqua une quasi-rupture.

 

Plus généralement, Senghor jugeait les communistes paternalistes et considérait que les luttes anticoloniales était spécifiques par rapport à la lutte des classes.

 

En 1926, il créa le Comité de défense de la race nègre, avec Kouyaté, doté d’un mensuel, La voix des nègres.

 

Le mot « négrophobe » y apparut dans le numéro de janvier 1927.

 

Bien qu’assimilationniste, le commandant Mortenol adhéra à ce mouvement.

 

Le CRDN participa au congrès de la ligue anti-impérialiste de Bruxelles en février 1927.

 

Lamine Senghor est mort le 25 novembre 1927 à Fréjus (France), et ce sera bientôt la date anniversaire de sa naissance

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Écrit par  samedi, 31 août 2013 17:28 – See more at: http://dakar-echo.com/culture/item/2891-lamine-senghor.html#sthash.fARtd8VC.dpuf

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